lundi 21 août 2017

Hans Olde (1855-1917), Lever de Soleil.


Eduard Mörike (1804-1875), Une Vieille Image.

Dans la gloire d'été d'un vert paysage,
près de l'eau fraîche, des joncs et des roseaux,
vois l'innocence de l'enfançon
et l'aise de ses jeux aux genoux de la Vierge!
Mais là-bas aux délices du bois
déjà l'arbre verdit dont on fera la croix.

Carl Magnus Lindquist (1884-1977), Vue de Vännäsvägen - 1917


Anton Sminck Pitloo (1790-1837), Sur la Mer, Coucher de Soleil à travers les Nuages.


Ippolito Caffi (1809-1866), Venise, Le Grand Canal et la Basilique Santa Maria della Salute.


Bror Lindh (1877-1941), Lumières du Nord - 1900


Paul Francois Quinsac (1858-1932), La Fortune passe : guidée par la Sagesse et l'Economie, elle répand ses dons sur les Travailleurs - 1912


Claus Bergen (1885-1964), Le Commandant - 1918


Ivan Fedorovich Choultsé (1877-1932), Mer au Clair de Lune.


Théodore Gudin (1802-1880), Naufrage - 1841


Ivan Fedorovich Choultse (1877-1932), Coucher de Soleil sur un Paysage Enneigé - 1923


Ivan Fedorovich Choultse (1877-1932), Nuit de mars.


Hugo Henneberg (1863-1918), L'étang bleu - 1904


dimanche 20 août 2017

Henri Rivière (1864-1951), Le Calme Plat, série « Féerie des heures », 1901/02


René Peyrol (1860-1899), Baigneuses dans la Forêt - 1887


René Maire Léon Devillario (1874-1942), Jeune Femme face à la Mer.


Frederick Richard Pickersgill (1820–1900), Amoret, Aemylia and Prince Arthur, in the Cottage of Sclaunder - 1845


Edward Matthew Ward (1816-1879), Lord Byron's Early Love, "A Dream of Annesley Hall" - 1856


Henri Charles Guérard (1846-1897), Chat noir sur un Journal.


Jules Laforgue (1860-1887), A la Mémoire d'une Chatte naine que j'avais.

Ô mon beau chat frileux, quand l'automne morose
Faisait glapir plus fort les mômes dans les cours,
Combien passâmes-nous de ces spleeniques jours
À rêver face à face en ma chambre bien close.

Lissant ton poil soyeux de ta langue âpre et rose
Trop grave pour les jeux d'autrefois et les tours,
Lentement tu venais de ton pas de velours
Devant moi t'allonger en quelque noble pose.


Et je songeais, perdu dans tes prunelles d'or
- Il ne soupçonne rien, non, du globe stupide
Qui l'emporte avec moi tout au travers du Vide,

Rien des Astres lointains, des Dieux ni de la Mort ?
Pourtant !... quels yeux profonds !... parfois... il m'intimide
Saurait-il donc le mot ? - Non, c'est le Sphinx encor.

Fritz von Wille (1860-1941), Andernach. Vue Nocturne des Ruines du Vieux Château.


William Trost Richards (1833-1905), Les Ruines de Fast Castle, Berwickshire, Ecosse (la Tour de Wolf’s Crag dans "La Fiancée de Lammermoor").


Thales Fielding (1793–1837), Portrait de Delacroix.


Eugène Delacroix (1798-1863), Extrait d'une lettre à son ami Achille Piron - 20 août 1815.

Que de choses j’aurais à te dire, mon bon ami, si je n’avais pas perdu la tête, mais malheureusement voilà mes anciennes folies qui me reprennent et tu n’as pas de peine à deviner pourquoi. Quel moment que celui où on revoit après des siècles, un objet qu’on croyait avoir aimé et qui était presque entièrement effacé du cœur… Au milieu de tout cela je tombe de mon haut quand je songe à l’empire que j’ai eu sur moi-même hier dans cet instant délicieux et terrible qui m’a réuni pour quelques minutes à celle que j’avais eu l’indignité d’oublier. Il m’arrive souvent qu’une sensation morale, de quelque nature qu’elle soit, ne me frappe guère que par contrecoup, et lorsque livré à moi-même ou rentré dans la solitude de mon âme, l’effet s’en renouvelle avec plus de force par l’éloignement de la cause. C’est alors que mon imagination travaille et que, contraire à la vue, elle agrandit les objets à mesure qu’ils s’éloignent. Je m’en veux de n’avoir pas joui avec assez de plénitude de l’instant que le hasard m’a procuré ; je bâtis des châteaux de chimères et me voilà divaguant et extravagant dans la vaste mer de l’illusion sans bornes et sans rivages. Me voilà donc redevenu aussi sot qu’auparavant. Dans le premier instant mon cœur battit d’une force… Ma tête se bouleversa tellement que je craignis de faire une sottise : je ne faisais pas un pas sans songer que j’étais près d’elle, que nos yeux contemplaient les mêmes objets et que nous respirions le même air : lorsque je lui eus parlé et que tu m’entraînas dans l’autre salle… je t’aurais, je crois, battu et néanmoins je n’étais pas fâché d’un autre côté de m’éloigner d’elle, mais je crois que l’enfer et les démons ne seraient par parvenus à me faire quitter cette maison bienheureuse tant que j’y aurais su ma Julie. Et puis ces habits noirs, cette tête pâle et défaillante, ces tombeaux, ce froid vague qui me saisissait, cette mort que je voyais partout, ces charmes pleins de jeunesse et rayonnants de beauté, ce pied vif et léger qui foulait les froides reliques de mille générations et la poussière de quelques tyrans… que de sensations, que de choses… Une tête plus forte que la mienne n’y eût pas résisté, et ma foi, à quoi bon s’arracher de l’âme un sentiment qui la remplit si bien, qui cadre si bien avec mes idées.

Peu à peu mes sens se rassirent : nous parlâmes, nous fîmes quelques plaisanteries, cela me calma, mais dès que je t’eus quitté, mon esprit et mon cœur furent tout aux petits Augustins. Enfin que veux-tu, je suis le plus grand des fous ; moi, je m’en moque, il faut que je la voie, il le faut, je donnerais le diable pour en venir à bout. Tu sais à peu près à quels termes j’en suis avec elle, elle m’a contemplé hier avec une certaine attention et une fréquence qui persuade à ma vanité que je ne lui suis pas indifférent, tandis que d’un autre côté, je n’y vois qu’une simple curiosité. Il faut dans tout cela me donner au plus vite ton avis, il faut éclaircir tout ceci. Je t’en supplie par l’amitié que j’ai pour toi, cherche, travaille de ton côté, retourne-toi l’esprit de mille manières pour me trouver le moyen de la voir, de lui parler, de lui écrire. Voilà de belles choses, d’étranges folies. Que dirais-je dans un an, dans un mois peut-être si je voyais une misérable lettre comme celle-ci. Mais je suis jeune et… non je ne suis pas encore amoureux : mais c’est à toi à décider si je dois le devenir ou non.

Rudolf Koppitz (1884-1936), Jeune Sicilienne - 1930


Josef Thorak (1889-1952), Frauenakt - 1940.


Josef Thorak (1889-1952), Pietà - 1942.


Josef Thorak (1889-1952), Buste de Friedrich Nietzsche - 1944.


Josef Thorak (1889-1952), Zwei Menschen - 1941


Henri Rivière (1864-1951), Lithographies extraites du Portfolio "36 Vues de la Tour Eiffel" - 1902


Gustave Den Duyts (1850-1897), Paysage dans la Neige - 1889


Jean-Louis Forain (1852-1931), La Dessinatrice.


samedi 19 août 2017

Firmin Baes (1874-1943), Jeune femme de profil - 1933


Louis Rigaux (1887-1954), Verger sous la neige.


Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923), Bal de Barrière - 1898


Arnold Bax (1883-1953), Cathaleen-Ni-Hoolihan (1905) - Martyn Brabbins & BBC Philarmonic.

Léon De Smet (1881-1966), Harmonie Rose - 1912


Léon De Smet (1881-1966), Intérieur ou Les amoureux - 1911


William Degouve de Nuncques (1867-1935), L'Aurore - 1897


Léon Frédéric (1856-1940), Le Repas de funérailles - 1886


George Frederic Watts (1817-1904), Love and Life - 1884/85


George Frederic Watts (1817-1904), Sower of Systems - 1902


Edwin Landseer (1802-1873), Scène du Songe d’une Nuit d’Été, Titania et Bottom - 1848/51


Herbert George Ponting (1870-1935), Le glacier Barne sur l'île de Ross (Antarctique) - 1910


Herbert George Ponting (1870-1935), Le Matterhorn depuis le lac Stelli.