mardi 25 juillet 2017

Jean Ferdinand Monchablon (1855-1904), Arbres en Fleurs, Les Communiantes.


Jean Ferdinand Monchablon (1855-1904), La Cueillette des Fleurs Sauvages.


Jean Ferdinand Monchablon (1855-1904), Vue du Village de Fresnes.


Francis Picabia (1879-1953), Effet de soleil sur les bords de l’Étang de Berre - 1905


Henri Martin (1860-1943), Le Petit Escalier, Labastide-du-Vert.


Marie Spartali-Stillman (1844-1927), A May Feast at the house of Folco Portinari, 1274 - 1887


Jean-Charles Cazin (1841-1901), Canal au Clair de Lune.


Walter Granville Smith (1870-1938), “Sentinel Trees,” Bellwort, Long Island - 1914


Albert Bierstadt (1830-1902), Tropical Landscape - 1880


William Lamb Picknell (1853-1897), Solitude, Annisquam, MA - 1888


Harald Slott Moeller (1864-1937), Soir.


Harald Slott Moeller (1864-1937), Clair de Lune.


Harald Slott Moeller (1864-1937), Crépuscule - 1918


Herbert Howells (1892-1983), Elégie pour Violon, Quatuor & Orchestre à Cordes (1917) - Richard Hickox & City of London Sinfonia.

Olof Arborelius (1842-1915), Vue du Lac - 1893


Albert Gebhard (1869-1937), Abandonnée (l'Orpheline) - 1895


Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), Neige au Soleil - 1906


Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), Nuit d'été - 1889


Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), Perdue - 1886


Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), Dans le Sauna - 1889


Albert Edelfelt (1854-1905), Le Jeune Homme et la Sirène (étude) - 1896


Albert Edelfelt (1854-1905), Le Christ et Marie-Madeleine, Une Légende Finnoise - 1890


Albert Edelfelt (1854-1905), Portrait de Jean Sibelius - 1900


Charles-François Daubigny (1817–1878), Clair de Lune sur la Mer.


Gunnar Berndtson (1854-1895), La Chanson de la Mariée - 1881


Gunnar Berndtson (1854-1895), Almée, Danseuse égyptienne - 1883


Magnus Enckell (1870-1925), Robert Kajanus - 1900


Magnus Enckell (1870-1925), Fantaisie - 1895


Wäinö Valdemar Aaltonen (1894-1966), Jean Sibelius - 1935


Magnus Enckell (1870-1925), Mélancolie - 1895


Magnus Enckell (1870-1925), La Saison Dorée - 1904


Magnus Enckell (1870-1925), Adam et Eve - 1897


lundi 24 juillet 2017

Paul Hoecker (1854-1910), Ave Maria - 1890


Felice Tosalli (1883-1958), Orphée - 1928


Owe Zerge (1894-1983), La Recherche.


Owe Zerge (1894-1983), Le Violoniste - 1923.


Odilon Redon (1840-1916), L'Aile.


Émile Lévy (1826-1890), Aladin ouvrant la Lampe Magique.


(Attribué à) Arthur Hacker (1858-1919), The High Priestess.


Edgar Allan Poe (1809-1849), Colloque entre Monos et Una - 1841

Una. — Mais n’est-ce pas le souvenir du chagrin passé qui fait la joie du présent ? Je voudrais parler longtemps, longtemps encore, des choses qui ne sont plus. Par-dessus tout, je brûle de connaître les incidents de ton voyage à travers l’Ombre et la noire Vallée.

Augusto Majani (1867-1959), La Notte - 1904


Franz von Matsch (1861-1942), L'Aède (étude) - 1886/87


Stanislaw Fabijanski (1865-1947), Nuit sur la Vistule avec, au loin, le château du Wawel, Cracovie - 1905


Friedrich Nietzsche (1844-1900), A la Mélancolie (Grimmelwald, été 1871)

Ne me tiens pas rigueur, ô ma Mélancolie,
D’apprêter ma plume à célébrer ton éloge,
Au lieu de demeurer, le front sur les genoux,
Assis tel un ermite sur le tronc d’un arbre.
Souvent, et hier encore, tu me vis ainsi,
Au rayon matinal d’un soleil enflammé :
Vers la vallée criait le désir du vautour,
Rêvant de chair fichée morte sur un pieu mort.

Oiseau cruel, tu te trompais en me voyant
Figé sur mon tronc d’arbre comme une momie!
Tu n’as pas vu mon œil qui, brillant de plaisir,
Orgueilleux et fier guettait de tous côtés.
Et s’il ne glissait pas jusqu’au ciel où tu planes,
S’il était comme mort au lointain des nuages,
C’était pour pouvoir, s’enfonçant toujours plus, d’un éclair
Illuminer en lui-même l’abîme de l’existence.

Souvent prostré ainsi dans l’abandon profond,
Hideux, tel un barbare offert au sacrifice,
Ma pensée pénétrée de toi, Mélancolie,
J’étais un pénitent, si jeune que je fusse!
Je me réjouissais de ce vol du vautour,
Du roulement de tonnerre des avalanches;
Tu parlais, incapable d’humaine tromperie,
Véridique, mais l’air sévère et redoutable.

Ô toi, rude déesse des rochers sauvages,
Tu aimes, mon amie, paraître près de moi :
Tu me montres alors le vol menaçant du vautour,
Et l’avalanche qui voudrait m’anéantir.
Autour de moi grince des dents l’envie du meurtre :
Lourd désir torturant de soumettre la vie!
Perchée séduisante sur les rochers à pic
La fleur espère la venue du papillon.

Tout cela, je le suis – un frisson me le dit –
Le papillon séduit, et la fleur solitaire,
Et le vautour, et le torrent couvert de glaces,
Et l’orage furieux – je suis pour toute la gloire,
Sombre déesse au-devant de qui, prosterné,
Tête sur les genoux, un lugubre chant de gloire aux lèvres,
Inlassablement, occupé de ton unique gloire,
Je soupire altéré : la vie, la vie, la vie!

Ne me tiens pas rigueur, ô cruelle déesse,
De te tresser en vers une tendre guirlande,
Il tremble celui que touche ta face horrible,
Il frémit celui qu’atteint ta droite cruelle.
Je tremble en balbutiant ces chants l’un après l’autre,
Mes frissons font jaillir des figures rythmiques :
L’encre coule, et la plume aiguë jette un éclair –
Mais à présent, déesse – oh! ne me retiens plus!